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Justice, Libertés publiques, Mariage homosexualiste

Deux mois de prison ferme ou pas, selon vos motivations politiques ?

La nouvelle vient de tomber, Nicolas B., un veilleur a été condamné à deux mois de prison ferme et deux avec sursis pour rébellion – contestée par une vidéo pourtant montrée au procès. Le jeune homme avait essayé d’éviter son interpellation alors que la police chargeait les manifestants sans sommation, ce qu’elle était pourtant tenue de faire. La sommation aurait d’ailleurs dû suivre une infraction, or il n’en existe aucune. Fuyant, l’étudiant avait eu l’outrecuidance de se réfugier dans une pizzeria, où les policiers l’avaient appréhendé et tabassé, puis de refuser d’être fiché par son ADN. Une condamnation qui jure avec celle, récente, d’un extrémiste de gauche à… 4 mois avec sursis pour avoir gazé deux policiers. Ou encore celle à 8 mois… avec sursis pour un pédophile qui s’était masturbé avec la main d’une petite fille. Un scandale au parfum de « mur des cons » tenu par le Syndicat de la Magistrature ?

Comble de la sanction, Nicolas B. a été mis sous mandat de dépôt : immédiatement incarcéré, il ne pourra donc pas bénéficier de sa liberté en attendant l’appel. Imaginons que le juge appel le relaxe parce que toutes les procédures policières n’auraient pas été respectées, Nicolas B. aura quand même passé plusieurs jours en détention. Pour des infractions consécutives à une interpellation sans cause juridique. En effet, pour charger les manifestants, la police devait lancer des sommations, toute charge s’apparentant sinon à une agression sans cause. Dès lors, l’étudiant pouvait refuser que l’on recueille son ADN. Malgré le bon sens juridique de Nicolas B., la justice en a décidé autrement.

La même justice a également condamné Fanny P., à trois mois de prison avec sursis et 100 jours-amende à 10 euros. Peine extrêmement légère pour avoir donné un coup de tête à un policier et refusé son fichage ADN qui, cette fois-ci, était justifié et légal en raison de l’usage de la force contre un agent de l’Etat.

Une répression judiciaire de l’opposition au mariage et à l’adoption homosexuelles ?

La question mérite d’être posée pour plusieurs raisons :

1/ Nicolas B. avait manifestement le droit de refuser son interpellation et son fichage puisque la police l’avait poursuivi sans sommation, le juge ne peut l’ignorer.

2/ Par ailleurs, la comparaison de sa peine avec celles de militants antifas ou plus généralement d’extrême gauche surprend : ces derniers agressent délibérément des policiers, représentants de l’Etat, et n’écopent que de peines ridicules pour ne pas dire complaisantes. Des jugements dans la veine de la condamnation de deux hommes de 18 et 20 ans, en août 2010, seulement condamnés à sept et trois mois de prison ferme après avoir attiré des policiers dans un piège pour les matraquer à coups de marteaux, probablement en vue de les tuer. Contrairement à Nicolas, le prévenu condamné à 3 mois de prison était ressorti du tribunal sans mandat de dépôt en dépit de son important palmarès en matière de violence (10 condamnations pour des faits de vol, recel, etc.). Ajoutons à cela que se faire incarcérer pour une peine de deux mois alors que, pour cause de surpeuplement carcéral, on n’incarcère plus pour les peines de moins de 2 ans de prison ferme, cela trouble…

Faut-il alors voir dans cette répression judiciaire non plus une manifestation de l’Etat de droit, de la légalité, mais de la vengeance idéologique ? Le « mur des cons » du Syndicat de la magistrature recensant des personnalités jugées défavorables à certaines idées de gauche a fait scandale, et les juges avaient refusé de reconnaître leur erreur. Même d’admettre qu’il existait désormais une raison officielle de se questionner sur l’impartialité des juges… Qu’en est-il de cette impartialité dans cette décision d’incarcérer Nicolas B. ? Le juge aurait-il oublié les bases du droit ? Voudrait-on faire peur aux opposants au mariage et à l’adoption homosexuels, comme le fait déjà le Gouvernement en procédant à des arrestations dénoncées même par un journaliste de gauche qui avait pu voir par hasard la réalité des interpellations ?

Témoignagéthique

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