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Idéologie du genre

Garçons et filles, c’est la même chose dans une crèche de Saint-Ouen

Inspirée du modèle suédois, la crèche Bourdarias ne fait pas la différence entre fillettes et garçonnets au nom du combat contre les « clichés ». Une expérience qui intéresse le gouvernement.

Des marteaux pour les filles et des casseroles pour les garçons: le modèle suédois d’éducation s’exporte. Pionnière en France dans la lutte contre les stéréotypes dès le berceau,la crèche Bourdarias de Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, suscite l’intérêt du gouvernement.

Vendredi, Najat Vallaud-Belkacem, ministre pour le Droit des femmes, et Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, s’y sont rendues pour promouvoir les bienfaits de cette sensibilisation pour le moins précoce à la lutte contre les clichés garçon-fille. La seconde projette même de faire évoluer la formation de tous les professionnels de la petite enfance pour les sensibiliser à la question.

Depuis avril 2009, les équipes de la crèche Bourdarias, formées avec un spécialiste suédois, luttent donc contre le sexisme en pratiquant une pédagogie «active égalitaire». «Nous nous sommes rendu compte que nous traitions les enfants très différemment, en disant par exemple spontanément aux petits garçons qu’ils étaient forts et ne devaient pas pleurer et aux petites filles qu’elles avaient une belle robe, explique la directrice, Haude Constantin. Aujourd’hui, nous essayons de ne pas reproduire ces stéréotypes. Notre premier objectif est de favoriser la confiance en soi des enfants, filles ou garçons, de leur ouvrir le champ des possibles.»

Ménage dans la bibliothèque

Dans cette structure pilote, pas de place pour les images du passé. Un ménage a été effectué dans la bibliothèque où un certain nombre d’ouvrages ont disparu. Adieu Petit Ours brunjugé inopportun avec ses représentations de papa fumant le pipe en lisant le journal et de maman aux fourneaux. «L’enfant se construit par identification, il faut faire attention aux images et aux représentations que nous lui donnons», plaide David Hellebecq, un des éducateurs. Mais quand les petites filles s’obstinent à se rêver en princesse, est-il pertinent de confisquer diadèmes et robes roses? «Nous essayons d’ouvrir l’horizon de la princesse en lui proposant du bricolage mais sans l’empêcher de jouer à la princesse», répond l’éducateur.

L’article en entier : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/09/07/01016-20120907ARTFIG00665-a-saint-ouen-on-lutte-contre-le-sexisme-des-la-creche.php

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